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Les
immeubles du XVIIIe siècle du Quai de la Fosse ou de l'île
Feydeau, à Nantes, s'organisent suivant des rythmes, une hiérarchie
qui correspondaient à un agencement d'ordres et à une organisation
sociale.
L'emplacement et la forme des ouvertures structurent les façades
horizontalement, les grandes ouvertures marquant les étages nobles;
la composition pyramidale résultant évidemment d'une organisation
précise des espaces internes. Les façades sont rythmées
verticalement par les bandes étroites de refond qui ordonnancent
par travées jusqu'à l'axe que constitue la travée
centrale.
Les bandeaux moulurés indiquent clairement les étages, la
façade devient quadrillage.
A cette structure, il s'agit de superposer un rythme déstabilisant,
par la recherche de nouveaux rythmes, à l'image de ces bâtiments
qui se retrouvent penchés, de guinguois, ivres du poids des ans.
Les façades étant isolées de leur contexte environnemental,
cette superposition graphique cherche à proposer une relecture
des formes architecturales. |